Emilie SAUREL (artiste peintre)

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maj le 30/06/2012
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Esthétique du corps, chirurgie de l’âme

D’une toile abstraite surgit soudain un visage sans corps, un corps sans visage, le mirage d’un corps. Cherchant à cicatriser nos blessures, Emilie Saurel procède à une esthétique du corps et une chirurgie de l’âme. Peignant son tableau des deux faces, la jeune artiste transforme sa toile en peau humaine qui transpire le sang de la vie, la sueur du travail, la beauté et la douleur.

En grattant les couches de peinture, elle traverse la peau, illusoire bouclier organique, pour mieux ausculter notre être le plus secret. Miroirs de notre âme, les toiles d’Emilie Saurel révèlent l’éphémère d’un corps en mouvement, aspiré par le vide du néant. L’homme peint dans l’intimité de son corps nous offre une vision singulière du monde moderne : fragile et en fuite perpétuelle.

Démarche créatrice

Peinte sur une face ou sur les deux, la toile est transformée en peau humaine. Cette surface tendue, qui assure le lien entre le corps et son environnement extérieur, transpire d’une face pour en révéler une autre et semble frémir au contact des fluides qui l’animent. Les gouttes de peinture à l’acrylique ou à la tempera imprègnent le tissu de leur incarnat. Des pores de cet illusoire bouclier organique suintent le sang de la vie.

Le travail sur les taches et les deux faces de la toile, amène une disparition partielle du corps qui se laisse absorber ou rejeter par le fluide pictural qui le fait vivre. Ce procédé de "montrer / cacher" est un jeu de "construction / destruction" de l’identité comme pour garder secret l’accès à la vie privée.

TRANSLATION

Painted on one side or both, the canvas is turned into human skin. This tight surface that ensures the link between the body and the outside, leaks out from a side to show the other one; it seems to shiver in contact with the fluids that bring life to it. The drops of acrylic or in tempera paint impregnate the material with crimson tint. Life blood exudes from every pore of this illusory organic shield.

The work on spots and on the two sides of the canvas leads to a partial fading of the body which gets absorbed or rejected by the pictorial fluid that makes it alive. This process of "showing/hiding" is a "construction/ destruction" set of the identity as if the access to private life was kept a secret.